vendredi, octobre 20, 2006

Good vibrations

C'est amusant comme mes locataires prennent leur temps pour s'installer.

D'abord, ils se sont obstinés à utiliser une de mes pièces comme espace de stockage pour les dizaines de cartons vides qui contenaient les petits et grands articles qui peuplent les autres pièces.
Mais dans le "salon 1", rien du tout, pas même une lumière.
Juste quelques outils et les squelettes de cartons qui dorment dans le noir.


Mais quelque chose de nouveau est arrivé récemment.


Commençons par elle.
J'avais remarqué depuis un moment cette sacoche noire allongée qui n'avait pas été ouverte, et qu'on transportait toujours avec le plus grand soin.
Elle a commencé par déplier un frèle objet métallique, qu'elle appela un pupitre.
Posé tout droit, l'objet solitaire semblait attendre quelque chose.


Puis la sacoche allongée fut ouverte.
Elle renfermait un objet très intéressant d'une finesse et d'un âge conséquent, j'ai bien pu le voir par la chaleur de son bois verni.

Elle se mit à jouer de l'instrument, face au pupitre qui tenait de simples feuilles de papier.
Et la sonorité qui s'échappa du violon (un mot que je n'oublierai pas de sitôt) résonna dans toute la pièce, emplissant l'espace, rebondissant d'un mur à l'autre, peuplant de créatures musicales un volume qui ne semblait plus vide du tout, mais vivant et enjoué.

Moi aissi, je vibrais.


Quant à lui, il amena une lumière dans le salon 1, enfin ! Quallait-il advenir de cette pièce jusque là abandonnée ?
Approchant un siège de la faible lumière, il y amena deux gros sacs informes qui gisaient dans la pièce depuis le premier jour, comme inutiles.


Un à un, il en sortit des tubes métalliques de toutes tailles, des pièces en plastique et des disques de caoutchouc.
Des câbles électriques complétèrent cet étrange amas.
Etait-ce encore un outil à l'usage inconnu ?

Après une vingtaine de minutes d'assemblage, pendant que le violon distillait ses mélodies dans la pièce d'à côté, une espèce d'échafaudage avait pris forme.
Les disques de caoutchouc étaient fixés sur la structure métallique, et reliés par les câbles à un boîtier qui était branché sur le courant.
Le siège avait pris place devant l'objet, et un pupitre accompagnait le tout, il portait le même genre de feuilles que pour le violon.


Mais comment ceci pouvait-il aussi être un instrument de musique ?

Je ne tardais pas à le découvrir, car il s'assit devant l'assemblage, prit des baguettes en bois et fit naître un battement syncopé qui s'il n'avait rien de mélodieux, possédait une caractéristique musicale. Complètement différente de celle du violon, mais musicale tout de même.
La batterie ne faisait presque aucun bruit, mais je suppose que le casque qui y est branché diffuse quelque chose d'associé aux battements rythmiques des mains et pieds.

Sans atteindre l'émotion du chant du violon, les vibrations de la batterie ne me laissent pas insensible ...


Voilà donc que mes deux locataires sont musiciens ... est-ce que la chatte fait de la musique aussi ?
Peut-être, car si elle n'a pas fait beaucoup de bruit jusqu'à maintenant, elle a de temps en temps laissé échapper un miaulement flûté ...

1 Comments:

At 18:34, Blogger ku said...

Oh appartement, en lisant tes aventures quelque chose me tracasse tout à coup.

Sont-ils vraiment là où nous le croyons ?
Le profil de Satka est formel : Carcassonne, France.
Et si tout cela n’était qu’une énorme machination ?

Facile avec Internet! Quelques photos prises lors d’un précédent voyage… Un blog bien tenu distillant les preuves aux compte-gouttes pour maintenir le suspens… Alors qu’ils continuent à profiter de la douceur automnale de Carcassonne…

Alors, appartement, dis moi est ce vraiment vrai ? As-tu des preuves de leur passage ? Peux tu attacher Satka sur une chaise avec le journal du jour sur les genoux et réussir a le prendre en photo ?

Ce sera une tache dangereuse et compliquée, fais très attention !

 

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